Le couple en question

7 février 2010 18:29
 
 

Deux personnes croisent leur chemin dans un contexte hasardeux, ni l’un ni l’autre ne craint mortellement la solitude et pourtant depuis cette rentre-contre, chacun émet en secret **le désir de se revoir. De se lire, de se dire, de se voir, de se sentir, de se toucher**. Non pas qu’ils n’aient pu faire sans, juste que faire avec devint une **composante non négligeable pour se sentir bien**. Pas euphorique ni amoureux, juste l’acquisition d’une paix méconnue et la naissance d’une curiosité sans borne de l’autre.

 

Les gens pensent qu’un passif commun lie et que l’importance du temps en arrière va de paire avec l’accroissement  de leur attachement mutuel, **comme le lierre au fur et à mesure des jours enserre le tronc de l’arbre**. Ne cherche-t-on pas  à tout prix à conserver une relation lorsqu’elle est vieille de plusieurs années, prêt à nombre de compromis, et sacrifices, à se donner toutes les excuses, à se mettre plus bas que terre pour implorer son pardon et conserver la personne dans notre constellation l’épargnant comme on peut de toute déception ?

 

Mais voila, la consistance par **la durée n’a en fait de valeur que symbolique**. On peut très bien à la fois mieux connaître/apprécier/considérer une personne que l’on croise dans la rue, avec qui l’on discute un instant, que l’on ne reverra pas, avec qui on fait un bout de chemin plutôt que quelqu’un avec qui on joue à un jeu gravitationnel dans l’espace temps sans but précis annoncé … car l’essentiel dans une relation ce n’est pas tant une affaire de durée mais **bien plus souvent une question de réciprocité**.

 

Se dire en couple ne signifierait alors pour chacun des deux que d’une option cochée dans leur esprit, la création d’un emplacement cérébral vers lequel on se tourne de manière à **(re)organiser sa propre vie afin de reproduire le plus souvent possible l’existence de moments propices à de nouvelles interactions.**

 

Vous avez une autre définition/explication au phénomène ?

Humeur: Neutre